Discussion: Le retour d'un frère [event RP de début de beta]
Il est un nom que l'on n'a plus prononcé depuis des millénaires. Un nom venu d'un lointain continent, celui des légendes: l'Endérion. Peu de gens se souviennent encore de ces légendes et de celui qui fut à l’origine de la Guerre Noire. C’est pourtant lui, une fois de plus, qui est à la source de cette histoire.
Et celle-ci commence en ce monde, à une époque révolue. Le monde était tel que nous le connaissions, à peu de choses près... La vie y avait pris forme, et les peuples avaient bâtis de puissants royaumes qui se faisaient la guerre, tels des enfants qui jouent pour se tester mutuellement. Mais il est un âge pour l’enfant où il arrive à maturité, et dans son coin notre personnage étudiait sagement le développement de la situation, attendant le bon moment.
Il n’avait pas oublié le passé, fut-il à des éons ! On dit que le temps apaise tout, mais dans son cas, il n’avait fait qu’amplifier sa rancœur et la noirceur de son âme. Pendant que les peuples mortels devenaient chaque jour plus fort, faisant la fierté des Dieux, lui cherchait un moyen de mettre un terme à tout cela. Enfin pas exactement : de sa dernière expérience, il avait compris que détruire était futile ; changer, par contre, était le mot d’ordre. Mais il savait que les Dieux étaient réticents au changement brutal, contrairement à l’évolution naturelle.
Seul, malgré ses pouvoirs, il ne pouvait vaincre ses frères d’antan, c’est pourquoi il avait usé de toute sa malice pour mettre au point son plan. Et quel plan ! Il en tirait un grand orgueil ! Après tout : quel était la meilleure façon de changer l’accomplissement des Dieux que par leurs propres pouvoirs ? Leur tourment n’en serait que plus grand. Notre protagoniste s’en réjouissait d’avance.
Il s’était préparé des siècles durant : tout d’abord il avait dû creuser un vaste monde souterrain, à des endroits sûrs (les Nains ayant de fâcheuses tendances à creuser un peu partout). Ensuite il avait dû jouer de son pouvoir de métamorphose pour le parfaire. Il ne suffirait pas de prendre un quelconque déguisement… celui-ci devait être subtil car il allait soutenir le regard de ses frères.
Mais notre personnage avait étudié de près son camouflage : les Dragons étaient depuis longtemps l’un de ses centres d’intérêt. Pour cette illusion, il avait affiné ses critères pour que son image soit tout juste ce qu’il faut : pas trop gros pour ne point trop inciter à la méfiance, mais pourtant puissant et surtout très véloce. Il se choisit un nom d’emprunt, pour sa couverture, et c’est ce nom que l’on lui connaîtra chez nous : Arderax.
Ainsi donc notre caméléon ayant soigné à la perfection son art de l’illusion, il décida un jour de mettre son plan à exécution. Il vole ainsi jusqu’au continent d’Endérion et retrouve son ancien geôlier, Zéphyr. Qui mieux que celui qui l’a gardé 100 siècles durant, serait apte à le démasquer ? C’est l’heure de vérité pour lui, le test qui validera son plan ou qui y mettra fin.
Zéphyr observe le Dragon avec méfiance. Il connaît les Dragons, et normalement il les connaît tous, or celui-ci lui est inconnu :
-Qui es-tu ? lui demande-t-il
-Je suis celui qui vogue dans tes airs, celui dont le nom doit demeurer secret.
Venant d’un Dragon, Zéphyr ne fut pas étonné.
-Comment se fait-il que je ne te connaisse point ?
-Cela ne m’étonne pas, je ne suis qu’un jeune et humble Dragon. Je suis né à la fin de l’Age d’Or des Dragons, et j’étais trop jeune pour prendre part à la Guerre Noire. « Arderax », est ce qui révèle mon pouvoir.
-Arderax, hein, c’est un bon nom ? Que fais-tu ici ?
-Je découvre les lieux, maintenant que j’ai atteint la pleine force de l’âge, je cherche à parcourir le monde. Depuis longtemps déjà j’ai observé cette tour mystérieuse, aujourd’hui enfin je peux la voir de plus près.
-Les Dragons se font rares de nos jours, cela faisait des siècles qu’aucun n’est venu discuter en ces lieux. D’ailleurs cela fait bien longtemps que personne n’est venu discuter avec moi. Dis-moi connaîtrais-tu une histoire ?
-Je crains ne pas pouvoir en conter une qui ne soit déjà parvenue jusqu’ici, en revanche je connais quelques bonnes énigmes. On dit d’ailleurs que je suis le meilleur de tous sur ce point.
Les énigmes sont de traditions chez les Dragons, et notre personnage le sait bien, ainsi put-il convaincre un peu plus Zéphyr sur son apparence. Il proposa quelques bonnes énigmes, dont il savait que son frère pourrait trouver la réponse après moultes réflexions. Cela plût à Zéphyr qui lui proposa de revenir le lendemain.
Ainsi chaque jour, celui dont on tait le nom, vint-il déguisé en Dragon auprès de Zéphyr et une certaine amitié se noua entre eux. Il faut dire que Zéphyr étant le gardien de la Grande Tour d’Endérion et de sa prison, se trouvait bien seul. Celui qui se faisait appeler Arderax en avait déjà eu un aperçu lorsqu’il purgeait sa peine, il avait déjà su en tirer partie en son temps.
Quelques mois passèrent avant qu’un événement important vienne perturber quelque peu les choses. Ce jour là Mérlene, la sœur de Zéphyr venait rendre visite à son frère. Or, comme à l’accoutumé, arriva le Dragon.
Mérlene resta sur la défensive :
-Qui es-tu ?
-Je suis celui qui vogue dans les airs, celui dont le nom doit demeurer secret.
Zéphyr ajouta alors :
-Ce n’est rien, c’est Arderax. Il m’accompagne chaque jour, et vient me proposer une énigme. Il en a de très bonnes, même si pour l’instant j’ai toujours trouvé la solution.
-C’est parce que je me réserve les meilleures, répondit Arderax.
Mérlene demanda :
-Et quelle est celle d’aujourd’hui ?
-Je crois bien avoir quelque chose d’adéquat : Je suis un lien entre deux choses. Dès la naissance, je peux être moitié. Je suis aussi la source de l’amour. Qui suis-je ?
Les heures défilent, mais ni Zéphyr, ni Mérlene ne trouvent la solution et Arderax reste impassible. Finalement, Mérlene déclare :
-la sœur !
Un lien entre deux choses : le lien de parenté.
A la naissance, je peux être moitié : la sœur jumelle
La source de l’amour : l’âme sœur !
Arderax esquisse alors un sourire :
-Bravo, c’est la bonne réponse. Si vous le permettez, demain faîtes réunir ici même votre famille. Je vous ferais part de mon énigme la plus difficile. Si vous trouvez la réponse je gage de vous révéler un secret sur votre frère disparu ; en revanche si vous ne la trouvez pas, je choisis quelque chose d’exceptionnel, même pour vous : pourquoi pas l’arc d’Ölfae ?
Zéphyr répondit :
-Tu sais où se trouve Cemiros ?
-Je n’ai pas dit cela, simplement que je vous révélerais un secret sur lui. Mais croyez-moi, cette information en vaut la mise.
Sur quoi le Dragon prend son envol.
Dès lors, les Dieux furent convoqués. Le jeu leur paraissait dangereux, trop dangereux même, mais le seul fait que le nom de Cemiros fut prononcé éveilla un vif intérêt et des questions importantes. Rien que ce nom symbolisait tant de choses, ce Dragon après avoir joué avec les Dieux, suscitait maintenant la plus grande méfiance.
Arrivé le lendemain, notre Dragon vit les Dieux le dévisager de la tête aux pieds. Il releva que Dulfandal manquait à l’appel. Ainsi ils craignaient une supercherie…
Le faux Arderax avait, cette fois-ci, amené avec lui une grande boîte noire, richement sculptée à la manière des Dragons, cela lui permit notamment de reporter l’attention des dieux sur cette boîte, plus que sur son image. Il ne se présenta pas, et déclara d’emblée :
-Mon énigme est la suivante : je suis l’ordre et l’obéissance, je suis le néant et le chaos … tout et rien à la fois, je suis le temps car il ne s’achève jamais. Et je suis également contenu dans cette boîte. Qui suis-je ?
Thanatos déclara alors :
-Nous n’avons pas accepté de jouer.
-Mais vous êtes pourtant là, et j’ai posé mon énigme.
-Dragon, que sais-tu sur Cemiros !
-Tout est là… fit-il en tendant les bras vers la boîte.
En un battement de cil, Zéphyr se précipita alors sur la boîte et l’ouvrit. Instantanément, un grand nuage noir en sortit, Arderax profita de la diversion pour simuler un crachat de flamme, mais derrière cette illusion, il en profita pour entamer sa fuite.
Zéphyr souffla alors de toutes ses forces pour repousser le feu illusoire et le moins qu’on puisse dire c’est que le Dieu du vent ne manque pas de souffle…
La bourrasque fut telle qu’elle répandit le gaz noir loin sur les terres d’Endérion, et même au-delà. Ce fut là l’origine de la fin de l’Ancien Monde. Le Grand Fléau, comme on l’a nommé par la suite, s’abattît sur Gaïa. Diverses maladies fort contagieuses décimèrent la population.
Mais la petite histoire ne s’arrête pas là. Cemiros toujours déguisé en Arderax avait pris la fuite par les airs, mais il fut poursuivi par ses frères Aeges, Zéphyr et et Thalus. A peine était-il arrivé aux abords de Gaïa que Zéphyr commença à lui barrer la route :
-Tu nous as menti une fois de plus, Cemiros…
-Je ne vous ai pas menti ! Hormis ce déguisement, tout est vrai ! Regarde ton œuvre, mon frère, regarde le fléau s’abattre sur ce monde.
-C’est toi qui l’a créé !
-Mais sans toi, je n’aurais pu aussi bien le disséminer…
Arriva alors Aeges, suivit de Thalus. Cemiros feinta alors une attaque envers Zéphyr, ce qui lui permit de reprendre la fuite. Mais alors qu’ils étaient aux abords de la capitale trolle, Zéphyr refit face à Cemiros, cette fois suivi de très près par Aeges, qui profita de la halte de Cemiros pour tenter un lourd coup de marteau, qui passa de peu à côté de la cible et alla s’enfoncer près du nid de la rivière en contrebas, déviant de peu le cours de sa trajectoire habituelle.
Vint alors Thalus, lourd de son épée Franderül et Cemiros parla :
-Tout est vrai mes frères, je vous l’ai dit : je suis l’ordre et l’obéissance, je suis le néant et le chaos … tout et rien à la fois, je suis le temps car il ne s’achève jamais. Et je suis également contenu dans cette boîte. Qui suis-je ? Je suis Cemiros !
Voyez le fléau se répandre, voyez vos coups briser le roc et la terre, voyez comme vous avez ces pouvoirs en vous, et contemplez les miens. Je suis vous, vous êtes moi, l’ordre l’obéissance, le néant, le chaos… Et maintenant un monde nouveau débute, tout comme les anciens eurent également leur temps, car il ne s’achève jamais. Non, il ne s’achève jamais…
[ Il leur fit face levant les bras ]
Me voici de retour, mes frères…

[11:33:40] cinquante: on le suce jusqu'au bout